24.05.2008

Des collaborateurs web 2.0

C'est à l'origine une étude de Forrester réalisée par un expert du social computing reprise par l'Atelier de BNP Paribas qui confirme l'importance grandissante des profils de collaborateurs capables de développer un tissu de relations communautaires internes et externes à l'entreprise.

2 postés clés à l'avenir:

• Le social computing strategist est chargé de concevoir le réseau d'entreprise en fonction des orientations stratégiques prises par la direction. Ses compétences sont à mi-chemin entre le knowledge management, la veille et l'intelligence économique. Son but: Tirer partie du besoin d'interactivité et d'implication des communautés pour amener de la valeur ajoutée dans l'entreprise.

• Le community manager est responsable de l'animation des communautés [interne et externe] de l'entreprise. Il possède une excellente culture web et tire partie de son expérience pour choisir et mettre en place les outils participatifs. Son but: organiser la remontée d'informations terrain, animer un réseau d'experts/salariés/clients/ fournisseurs en suivant les décisions prises par le social computing strategist.

Ces profils de postes ne sont pas sans rappeler certains métiers propres à l'intelligence économique comme le responsable de cellule IE et le chargé de mission IE. Ce sera donc peut être une porte d'entrée supplémentaire pour les profils IE en entreprise. L'activité semble d'ailleurs prometteuse puisque des cabinets de recrutement spécialisés comme TalentSoft montent au créneau…

23.01.2008

Job : nettoyeur de réputation sur le Net

Un article de Luca Sabbatini, paru le 21 janvier 2008 dans la Tribune de Genève

La Toile génère un grand nombre de métiers qui n'existaient pas avant. Petit tour d'horizon entre réalité et fiction.

Spécialiste en référencement, blogsitter ou Webmaster. Et bientôt, peut-être, SecondLifemaster, formateur pour smartphones ou nettoyeur de réputation! Nouveau média, le Web génère naturellement de nouveaux métiers. Certains bien réels et indispensables à l'économie du Net; d'autres qui n'existent pour l'instant que dans l'imagination fertile de quelques blogueurs.

 •  Webmaster et Websurfeur
De ces (vrais) jobs nés avec la Toile, la consultante lausannoise Sandrine Szabo vient de dresser la liste sur son blog Profession-Web (blog. profession-web. ch). Elle en dénombre une bonne trentaine. Dont, bien sûr, le Webmaster, «garant du développement et de l'évolution d'un site Internet». A ne pas confondre avec l'analyste programmeur, «homme de l'ombre de l'Internet, petite main du code informatique sans laquelle les sites Internet ne sauraient exister». Parmi les professions inconnues avant l'avènement du Net, citons le podcasteur, «en charge de filmer et de créer du contenu», ou encore le Websurfeur, «chroniqueur des nouveautés du Web, chargé de les répertorier, les commenter, les vérifier et les référencer dans les annuaires généralistes».

 •  Le «blogsitter»
Ce n'est pas un gag. Même s'il ne figure pas dans la liste de Sandrine Szabo, ce métier existe bel et bien. Le site allemand (rédigé en anglais) Blogsitter. net recrute des blogueurs spécialisés dans les domaines les plus variés, prêts à faire vivre votre blog en votre absence. Même si son trafic et son activité semblent aujourd'hui en veilleuse, cette «première agence de blogsitting au monde» a connu son quart d'heure de gloire.

«SecondLifemaster»
Blogueur caustique à l'enseigne de Presse-citron. net, Eric Dupin s'est amusé à imaginer de futures professions qui, si elles paraissent aujourd'hui «farfelues», seront peut-être un jour réalité. Parmi les plus croustillants de ces jobs futuristes, citons le SecondLifemaster, qui «est à Second Life ce que le Webmaster est au Web», précise Eric Dupin. «Peut créer des îles dans Second Life. Cible: les entreprises qui souhaitent y prendre place. » Mais après des débuts fracassants, le célèbre univers virtuel est en train de s'effondrer. «Je n'y crois plus beaucoup aujourd'hui car qui se souvient de Second Life?», admet le consultant.

Protéger son image
A l'heure où les réseaux sociaux permettent de tout savoir sur un internaute, à l'époque du buzz instantané (et souvent infondé), il est peut-être temps de penser à protéger sa sphère privée. D'où l'utilité d'un «redresseur» et d'un « nettoyeur de réputation». Le premier aurait pour fonction de «surveiller tout ce qui se dit sur le Web au sujet d'une marque et de réagir pour éteindre les critiques ou les polémiques». Clients: «principalement les marques ou entreprises soucieuses de la gestion de leur image.» Le « nettoyeur», lui, serait utile aux «personnes souhaitant faire table rase de leur passé sur le Web, où la moindre de vos interventions peut vous suivre toute votre vie», imagine Eric Dupin. «Alors que dans la vie justement, on a tous le droit à l'erreur, le droit à l'oubli. » Mais comment obtenir que la saisie d'un nom dans un moteur de recherche ne donne plus aucun résultat? L'âme de Presse-citron ne le dit pas. Pour accomplir sa mission, le « nettoyeur de réputation» devra sans doute se transformer en barbouze du Web, prêt à tous les sabotages.